Arial | Une police made in Microsoft
Tout graphiste expérimenté vous le dira : trouver LA bonne police d’écriture requiert un savoir-faire et un sens esthétique qui ne s’inventent pas.
Loin de relever du détail ou de la simple coquetterie, une typographie peut influencer considérablement la lisibilité et l’accessibilité du message qu’elle porte. Elle est également à même d’appuyer la ligne éditoriale d’une marque, en fonction de son identité et de sa réputation auprès du grand public.
Fantaisistes ou fonctionnelles, minces ou grasses, rondes ou linéaires, les polices de caractères peuvent prendre de nombreuses formes…
Parmi les grands classiques du genre, intégrés d’office sur tous les logiciels de traitement de texte par défaut ou presque, on retrouve bien sûr Arial.
- Année de création : 1982
- Pays de création : États-Unis
- Créateurs : Robin Nicholas et Patricia Saunders (typographes chez Monotype Imaging)
- Type de police : Linéale
- Type d’empattement : Sans empattement (sans serif en anglais)
- Classification Thibaudeau : Antique
- Popularité : ++ (très utilisée car présente par défaut sur Windows, mais peu appréciée des graphistes)
- Image véhiculée : Fonctionnelle, universelle, basique, voire banale.
- Point d’attention particulier :
- Initialement pensée comme un substitut low-cost à Helvetica.
- Optimisée pour l’impression laser à basse résolution.
Arial est l’une des plus célèbres, si ce n’est la plus connue, des polices d’écriture. Paramétrée par défaut sur de nombreux traitements de texte, parmi lesquels Google Docs, elle est toujours utilisée en masse… malgré le désamour croissant des designers à son égard.
Alors, pour vous éviter de ruiner vos efforts avec des coquilles impromptues et vous permettre de vous concentrer sur l’essentiel, nous avons la parade : notre correcteur d’orthographe QuillBot. Soyez-en sûr(e) : il connaît ses classiques comme les nouvelles règles en vigueur.
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Police Arial : histoire et développement
N’ayons pas peur des mots : Arial, c’est d’abord une affaire d’oursins dans les poches…
Au début des années 1980, la police Helvetica est au sommet de sa gloire. Elle ne doit pas seulement sa popularité d’alors à ses lignes nettes et épurées qui la rendent idéale à des fins diverses, mais aussi parce que son rendu à l’impression est idéal.
De ce fait, les graphistes qui la choisissent peuvent être sûrs que le résultat matériel sera à la hauteur de la maquette numérique, sans crénages ratés ou autres déconvenues à même de ruiner des semaines de travail.
Au moment de mettre au point ses premiers systèmes Windows, Microsoft lorgnait évidemment sur ce joyau de la typographie fonctionnelle, mais un problème s’est rapidement posé : Helvetica était sous licence, et il fallait payer un tribut conséquent à ses ayants droit pour l’utiliser.
Qu’à cela ne tienne, Arial a été pensée puis dessinée comme un substitut d’Helvetica.
Même largeur de lettres, mêmes césures… La ressemblance est telle qu’on ne voit pas très bien la différence entre les deux au premier coup d’œil.
De cette manière, les traitements de texte affichaient correctement les documents pensés à l’origine pour Helvetica… à moindre coût.
L’ironie, dans l’histoire, c’est que le nom d’Arial est aujourd’hui plus connu que celui d’Helvetica, eu égard à la popularité de Windows et au raz-de-marée informatique survenu à partir de la fin des années 1990 dans le monde occidental.
Arial, un classique parmi les classiques
Arial (ainsi que ses variantes Arial Black, Arial Bold, Arial Narrow, Arial Rounded, Arial Light, Arial Medium, etc.) est une police de caractère dite linéale, ou sans empattement.
Et cette caractéristique n’est pas sans conséquence sur la façon dont elle est perçue par les lecteurs, loin de là…
Ce type de police s’oppose aux polices dites avec empattement, distinction que l’on opère selon un critère visuel immédiatement reconnaissable.
- Les polices serif (avec empattement en français) possèdent de petits « pieds », crochets ou traits décoratifs aux extrémités de leurs caractères.
Elles évoquent immédiatement un design classique, sérieux, et confèrent à la communication un caractère institutionnel symbolique d’une certaine autorité.
Elles sont aussi très utilisées dans l’édition et la presse écrite, car jugées plus adaptées à la lecture de textes sur le long court.
Exemples de polices avec empattement : Baskerville, Garamond, Palatino Linotype, Times New Roman…
- À l’inverse, les polices sans serif ne possèdent pas d’empattements. Leurs lignes sont droites et nettes.
Leur aspect est moderne et minimaliste ; leur design épuré, mais accessible.
On les utilise volontiers sur le web en raison de leur lisibilité optimisée pour les écrans et de leur côté « percutant ».
Exemples de polices sans empattement : Calibri, Futura, Helvetica, Open Sans, Roboto, Tahoma…
Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, Arial se présente objectivement comme une digne représentante de sa famille de polices.
Silhouette simple, stable à l’écran, neutre et réputée lisible, elle semble avoir tout pour elle… du moins lorsqu’il est question d’interfaces web et de messages dépersonnalisés. De plus, elle ne perd aucune de ses qualités lorsqu’on la passe en petite taille ; un atout assez rare pour être souligné (avez-vous déjà essayé de configurer la taille d’une police d’écriture cursive ou décorative en dessous de 8 ? Hypermétropes — ou tout simplement adeptes de l’épuration typographique —, s’abstenir…).
Lorsqu’elle est envisagée pour un contenu à dimension forte ou artistique, ou même tout simplement un texte un peu long, Arial devient alors boudée, voire moquée par les graphistes de tous horizons pour son manque d’originalité et de personnalité.
Elle incarne à merveille l’idée selon laquelle le classique demeure indémodable, mais présente tout de même ses limites…
Arial : quels usages en 2026 ?
Arial est à la typographie ce qu’est le sel à la gastronomie, le jeans droit à la mode, ou Pac-Man aux jeux d’arcade… On l’a utilisée mille fois, elle ne réserve aucune surprise, et pourtant, puisqu’on l’aime pour son côté fiable, rassurant et passe-partout, elle n’est pas près de disparaître.
Côté pratique et rendu, il n’existe aucune contre-indication formelle à l’utilisation d’Arial, qui jouit d’une stabilité à toute épreuve. Ainsi, elle ne réserve aucune déconvenue à l’impression ou lors d’un changement de support, de taille d’affichage ou de colorimétrie.
Toutefois, sur le plan esthétique et artistique, la mesure est quelque peu différente.
Tout comme pour Helvetica, ce sont bel et bien les atouts d’Arial qui se muent en handicaps lorsqu’il est question de mettre en avant une marque ou une identité forte, expressive.
À moins d’avoir une idée bien précise en tête et de prendre sciemment le contrepied de la norme afin de jouer sur l’effet de contraste, il semble que choisir Arial pour présenter un projet éditorial ou artistique équivaudrait à se tirer une balle dans le pied…
Faut-il pour autant bannir définitivement cette police de vos contenus originaux, de vos supports de communication et de vos réseaux sociaux en 2026 ? Pas nécessairement.
Comme toujours en matière de typographie, c’est le contexte qui fait la mesure !
- échanges ou rapports professionnels,
- contenus pédagogiques synthétiques,
- tableaux et formulaires,
- textes courts, destinés en priorité à un lectorat que l’on sait pressé,
- textes présentés et/ou imprimés dans une police de petite taille à des fins minimalistes ou écologiques,
- communications formelles.
À l’inverse, on aura tendance à éviter Arial :
- si l’on recherche une typographie racée, à même de représenter un message fort dès le premier contact visuel,
- pour mettre en page un texte long/de type littéraire,
- afin de se démarquer.
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QuillBot. (3 février 2026). Arial | Une police made in Microsoft. Quillbot. Date : 13 février 2026, issu de l’article suivant : https://quillbot.visionseotools.cloud/fr/blog/polices-decriture/arial/
